Dernier opéra de Giacomo Puccini, créé en 1926, Turandot nous plonge dans une Chine médiévale imaginaire, fastueuse et cruelle.
La magnifique princesse Turandot, glaciale et inaccessible, règne sur son peuple de façon brutale et soumet ses prétendants à trois énigmes. Seul celui qui parviendra à les résoudre aura la vie sauve et pourra l’épouser. Calaf, prince inconnu et non moins brave, ose relever le défi mais parviendra-t-il à réchauffer le coeur meurtri de la princesse ?
Le tempérament des héroïnes des différents opéras de Puccini alterne entre douceur (Mimi, Butterfly…) et détermination (Manon, Tosca…). Ici, Puccini fait se confronter les deux faces de ses héroïnes en opposant à Turandot la douce Liù. Il ne parvient pas à terminer son opéra et s’arrête là où Liù meurt, avant de mourir lui-même… Franco Alfano proposa une fin à l’oeuvre, qui est souvent tronquée, et que nous offrons dans sa version originale.
Puccini a écrit une musique d’une puissance incroyable, entre tradition et modernité, où se mêlent raffinement orchestral et éclats monumentaux, illustrés parfaitement par le célèbre « Nessun dorma ».
